
尽管关于伊朗核计划的新一轮技术会谈定于3月2日星期一在奥地利维也纳举行,但唐纳德·特朗普总统于2月27日星期五对周四在日内瓦举行的谈判表示不满。这位美国总统继续威胁要进行军事干预。面对中东地区爆发冲突的风险,一些国家正在撤离其公民。
这位美国总统继续说,“他们不愿给我们应得的东西,我对此很不高兴。我非常不高兴。我们拭目以待吧。”2月27日星期五,唐纳德·特朗普在一次演讲中批评了伊朗谈判代表。“如果伊朗人能够真诚谈判,那当然很好。但我们目前还远未达到那个阶段。”此前,他的幕僚已向他汇报了各种军事行动方案。
据法国国际广播电台驻华盛顿记者文森特·苏里奥报道,这位白宫主人重申,他更倾向于外交途径。然而,他仍然保留了对伊朗采取军事行动的可能性。“如果我们能够避免军事干预,那当然很好。但有时,这是不可避免的……我们拥有世界上最强大的军队。我当然希望不要动用它,但我们拭目以待吧。”他宣称。这或许是他试图在谈判中获得更多筹码的一种方式。
在唐纳德·特朗普发表声明几个小时后,美国国务院负责人发表声明,呼吁在伊朗的美国公民“立即”离开该国,并将伊朗列为“实施非法拘留的国家”。
华盛顿周五的表态在中东引起了强烈反响。尽管美伊谈判代表在周四于瑞士日内瓦举行会晤后,于周五继续进行接触,并计划于周一在奥地利维也纳举行会晤,但紧张局势在当天不断升级。美国驻以色列大使敦促非必要的使馆工作人员及其家属“趁着商业航班还在运营”离开该国,理由是存在‘安全风险‘,此举引发了人们的担忧。”。
中国当局则建议在伊公民“密切关注局势发展和安全警报”,并“加强应急措施和防范”。鉴于“外部安全风险急剧上升”,北京也敦促其公民“尽快”离开伊朗。
英国已将其部分外交人员撤离特拉维夫,“以防万一”,因为“局势可能迅速恶化”。德国“紧急”建议民众不要前往以色列,而土耳其航空公司和两家伊朗航空公司取消了周五晚间从伊斯坦布尔飞往德黑兰的航班。
美国已向该地区部署了大量军事资源,包括空军和海军。据本报驻耶路撒冷记者弗雷德里克·米斯林报道,近日,F-22战斗机降落在以色列南部的一个军事基地,美国加油机出现在本古里安机场,而“福特”号航空母舰预计将停靠在海法港附近。这一军事集结与各方在周四日内瓦会谈后发表的安抚性声明形成鲜明对比。
以色列军方周五下午发表声明:警戒级别不变,也未向公众发布任何具体指示。美国国务卿马可·卢比奥宣布将于周一前往以色列进行短暂访问,重点讨论伊朗问题。国务院副发言人汤米·皮戈特表示,双方计划讨论“一系列地区优先事项,包括伊朗、黎巴嫩以及落实特朗普总统提出的加沙20点和平计划的持续努力”。据一位美国官员透露,此次访问原定于周六进行,但已推迟至周一。一项极为罕见的举措是,所有获得美国国务院认证的记者都将被禁止陪同卢比奥出访。
阿曼外交部长于2月27日(周五)宣布,伊朗已同意不储存浓缩铀,他称这是与美国谈判的“突破”。阿曼外交部长巴德尔·阿布赛迪在美国哥伦比亚广播公司(CBS)的节目中解释说:“这是全新的局面,这使得浓缩铀的争论变得不再那么重要,因为现在我们讨论的是是否储存浓缩铀的问题。”
Alors que de nouvelles discussions techniques à propos du programme nucléaire de l’Iran sont censées avoir lieu lundi 2 mars à Vienne en Autriche, Donald Trump a fait part, vendredi 27 février, de son insatisfaction au sujet des négociations qui se sont tenues à Genève jeudi. Le président américain agite toujours la menace d’une intervention militaire. Et face au risque d’embrasement au Moyen-Orient, plusieurs puissances évacuent leurs ressortissants
« Je ne suis pas content quant au fait qu’ils ne veulent pas nous donner ce que nous devons avoir. Je ne suis pas très content. Nous verrons ce qu’il va se passer » : dans une allocution donnée vendredi 27 février, Donald Trump a taclé les négociateurs iraniens. « Ce serait formidable que les Iraniens négocient de bonne foi. Mais nous n’y sommes pas vraiment », a poursuivi le président états-unien, qui a été informé par son état-major de différentes options d’action armée.
Le locataire de la Maison Blanche répète qu’il préfèrerait la voie diplomatique, souligne le correspondant de RFI à Washington, Vincent Souriau. Toutefois, il laisse toujours planer la menace d’une opération militaire en Iran. « Ce serait bien qu’on puisse éviter une intervention de l’armée. Mais parfois, il faut le faire… Nous avons la plus grande armée du monde. J’adorerais ne pas l’utiliser, mais on verra bien ce qu’il va se passer », a-t-il déclaré. Un moyen, peut-être, de peser davantage dans les discussions.
Quelques heures après les déclarations de Donald Trump, le chef du département d’État a publié un communiqué appelant les Américains qui se trouvent en Iran à quitter le pays « immédiatement » et désignant l’Iran comme un « État pratiquant des détentions injustifiées ».
Le ton employé par Washington vendredi n’est pas resté sans conséquence au Moyen-Orient. Certes, les contacts se sont poursuivis vendredi entre négociateurs américains et iraniens, après leur entrevue de jeudi à Genève en Suisse et avant celle programmée lundi à Vienne en Autriche. Mais dans le même temps, la pression est montée tout au long de la journée. L’ambassadeur américain en Israël a fait souffler un vent d’inquiétude en invitant les employés non-essentiels de son ambassade et leur famille à quitter le pays « tant que des vols commerciaux sont disponibles », en raison de « risques sécuritaires ».
Les autorités chinoises, elles, ont recommandé à leurs ressortissants dans le pays de « suivre de près l’évolution de la situation et les alertes de sécurité », ainsi que de « renforcer les mesures et la préparation aux situations d’urgence ». Pékin a aussi exhorté ses ressortissants à quitter l’Iran « dès que possible » devant la « forte augmentation des risques sécuritaires extérieurs ».
Le Royaume-Uni a déplacé certains membres de son personnel diplomatique hors de Tel-Aviv, « par mesure de précaution », car « la situation pourrait s’aggraver rapidement ». L’Allemagne déconseille « de toute urgence » les voyages en Israël, tandis que la compagnie aérienne turque Turkish Airlines et deux compagnies iraniennes ont annulé leurs vols au départ d’Istanbul vers Téhéran vendredi soir.
Les États-Unis ont déployé de gros moyens militaires, aériens et maritimes, dans la région. Des avions de chasse F22 ont atterri ces derniers jours sur une base israélienne au sud du pays, des avions ravitailleurs américains ont été repérés à l’aéroport Ben Gourion, et le porte-avions USS Ford est attendu au large du port d’Haïfa, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin. Un renforcement militaire qui contraste avec les propos rassurant des uns et des autres à la sortie des négociations de Genève jeudi.
L’armée israélienne, elle, a communiqué vendredi après-midi : aucun changement dans le niveau d’alerte et pas de consignes particulières à la population. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a lui annoncé se rendre en Israël lundi pour une visite éclair centrée sur l’Iran. Il est prévu de discuter « d’une série de priorités régionales, notamment l’Iran, le Liban et les efforts en cours pour mettre en œuvre le plan de paix en 20 points du président Trump pour Gaza », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole adjoint du département d’État. Selon un responsable américain, ce déplacement était prévu samedi mais a donc été reporté à lundi. Et fait rarissime : aucun journaliste accrédité au département d’État ne pourra accompagner Marco Rubio.
L’Iran a accepté de ne pas stocker d’uranium enrichi, a indiqué vendredi 27 février le chef de la diplomatie omanaise, dans ce qu’il a qualifié de « percée » dans le cadre des négociations avec les États-Unis. « C’est quelque chose de complètement nouveau, qui rend vraiment l’argument de l’enrichissement moins pertinent, parce que désormais nous parlons de l’absence de stockage », a expliqué sur la chaîne américaine CBS le ministre omanais des Affaires étrangères Badr Albusaidi.
Le ministre, dont le pays a été médiateur jeudi dans les négociations entre les Washington et Téhéran à Genève en Suisse, a déclaré que toutes les questions relatives à un accord pouvaient être résolues « à l’amiable et de manière exhaustive » dans un délai de trois mois. « Si l’objectif ultime est de garantir pour toujours que l’Iran ne puisse pas se doter de la bombe nucléaire, je pense que nous avons résolu ce problème grâce à ces négociations en convenant d’une avancée très importante qui n’avait jamais été réalisée auparavant », a-t-il déclaré.
Badr Albusaidi pense qu’« un accord est à notre portée » et assure que l’Iran ne pourra pas stocker d’uranium enrichi et qu’il y aura des vérifications. « Si vous ne pouvez pas stocker de matière enrichie, vous ne pouvez en aucun cas fabriquer une bombe », a-t-il poursuivi. Il a également ajouté que l’Iran allait faire descendre son stock actuel « au plus bas niveau possible ».